Une lettre attribuée à Jacques Brel et qui aurait été destinée à Lino Ventura…

le 28 décembre 1974 au soir
A bord de la « Korrig

Cher Lino,
Plus de deux mois en mer déjà sur ce petit bateau, du vent, des orages, de la pluie qui lave et ce soir l’envie de te parler.
Tu sais, Lino, je suis plus jeune que toi mais je crois tout de même être autorisé à te dire que je t’aime bien.

J’ai rencontré si peu d’hommes en 45 ans qu’il me semble une faute de ne pas les serrer un peu contre moi, même si en échange, j’ai bien peu à donner.

Tu vois, je ne sais ni ce que sera ta vie ni ce que sera la mienne mais je trouverais désolant que nous nous perdions trop. C’est si rare la tendresse.

Bientôt j’aurai un bateau et je veux que tu saches que tu y seras toujours le très bienvenu.
Je te souhaite heureux et fier d’être.

Et je pense que de deviner tes fragilités je sais aussi ta force.
Tu sais Lino, nous avons 15 ans et je crains que nous n’en sortions jamais.

Au fond je vais très bien sur ce bateau. Ça n’est pas le grand confort et c’est bien fatigant mais il y a des moments formidables.

Bien sûr l’Atlantique c’est long mais avec la lune par-dessus et du vent dans les voiles, cela ressemble à une chanson d’amour. Et je ne sais encore rien de mieux que cela. Dans huit jours, je retrouverai ma Doudou à Point-à-Pitre puis nous rentrerons en France. Peut-être seras-tu à Paris fin janvier ?

Je serais bien heureux de pouvoir te voir un soir.
Pour ne parler de rien et juste se comprendre.

A bientôt Lino, je t’embrasse de loin, il fait nuit et l’eau à 27°.

Sincèrement, Jacques

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Le temps s’est écoulé comme une rivière , je ne l’ai pas vu passer !

Le temps s’est écoulé comme une rivière , je ne l’ai pas vu passer !
” J’ai compté mes années et j’ai découvert que j’ai moins de temps à vivre ici que je n’en ai déjà vécu.
Je n’ai désormais pas le temps pour des réunions interminables, où on discute de statuts, de règles, de procédures et de règles internes, sachant qu’il ne se combinera rien…
Je n’ai pas le temps de supporter des gens absurdes qui, en dépit de leur âge, n’ont pas grandi.
Je n’ai pas le temps de négocier avec la médiocrité. Je ne veux pas être dans des réunions où les gens et leur ego défilent.
Les gens ne discutent pas du contenu, à peine des titres
Mon temps est trop faible pour discuter de titres.
Je veux vivre à côté de gens humains, très humains.
Qui savent sourire de leurs erreurs.
Qui ne se glorifient pas de victoires.
Qui défendent la dignité humaine et qui ne souhaitent qu’être du côté de la vérité et de l’honnêteté.
L’essentiel est ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.
Je veux m’entourer de gens qui savent arriver au coeur des gens.
Les gens à qui les coups durs de la vie ont appris à grandir avec des caresses minces dans l’âme.
Oui… J’ai hâte… de vivre avec intensité, que seule la maturité peut me donner.
J’exige de ne pas gaspiller un bonbon de ce qu’il me reste…
Je suis sûr qu’ils seront plus délicieux que ceux que j’ai mangé jusqu’à présent.- personne n’y échappe riche , pauvre intelligent , démuni …
André Gide

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Emprisonné à l’intérieur de toi,
 il y a quelqu’un, 
quelque part
qui attend de se libérer
pour réduire en miettes la façade
et montrer qui est vraiment là
Sors avec un sourire sur ton visage
ne laisse personne savoir que tu es triste
ne laisse personne savoir
qu’à jamais tu ne pourras plus
à tout jamais accepter quoi que ce soit
Tu en as assez du monde et de ses faux-semblants
Mais tu es emmuré dans la prison de ton esprit
Tu veux quelque chose de réel 
quelque chose de vrai
Que tu sais ne pas pouvoir trouver en ce monde
Ta prison est également ta vie
Où tu es assis dans l’isolement
tu ne peux pas communiquer 
avec qui que ce soit
les conversations sont que des mots 
dépourvus de sens
Tu as remarqué une fissure 
dans le mur de ta cellule
tu te précipites pour la réparer 
pour que personne ne passe à travers
car alors quelqu’un pourrait faire s’écrouler tes murs
te laissant sans défense
Jésus tend la main et frappe à ta porte
” Y a-t-il quelqu’un à l’intérieur?” demande-t-Il
oui- Tu prends Sa main et tu t’extirpes à l’extérieur
détruisant les murs à tout jamais
maintenant, tu peux sourire de joie en ton cœur
tu as trouvé quelque chose d’autre que ce monde
et tu sais que tu es libre
comme tu ne l’as jamais été auparavant
Ton âme a trouvé son refuge
elle n’est plus dans la prison de l’isolement
elle a brisé ses chaînes-
une fois pour toutes!
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Visionnaire…

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Vieillir…

Bonjour Vieillesse……Un joli texte de Bernard Pivot.

“J’aurais pu dire:
Vieillir, c’est désolant, c’est insupportable,
C’est douloureux, c’est horrible,
C’est déprimant, c’est mortel.
Mais j’ai préféré «chiant»
Parce que c’est un adjectif vigoureux
Qui ne fait pas triste.
Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira.

Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance.
On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.
On était bien dans sa peau.

On se sentait conquérant. Invulnérable.
La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien….Même à soixante.

Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.
Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j’ai vu le regard des jeunes…..
Des hommes et des femmes dans la force de l’âge qui ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.

J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard.
Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables.

Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge.

Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants.
“Avec respect”, “En hommage respectueux”, “Avec mes sentiments très respectueux”.

Les salauds! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect? Les cons!

Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !

Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place…..
J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rassoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. !!!… ?

— “Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que”.
— Moi aussitôt : «Vous pensiez que?
— “Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir”.
– “Parce que j’ai les cheveux blancs”?
– “Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, çà été un réflexe, je me suis levée”.
— “Je parais beaucoup…beaucoup plus âgé que vous”?
-“Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge”.
— “Une question de quoi, alors?”
– “Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois”.»
J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.

Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien.
Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni au rêve.
Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises.
C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent.
C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.

La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce.
J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart,
soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur,
musiques au bout desquelles se révèleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.
Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés.
Nous allons prendre notre temps.
Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement.
Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années? En mois? En jours?
Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital.
Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération.
Après nous, le déluge?….Non, Mozart.

Voilà, ceci est bien écrit, mais cela est le lot de tous, nous vieillissons !…
Bien ou mal, mais le poids des ans donne de son joug au quotidien…”

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Avant de changer le monde…

“Avant de songer à réformer le monde, à faire des révolutions, à méditer de nouvelles constitutions, à établir un ordre nouveau,

descendez d’abord dans votre coeur, faites-y régner l’ordre, l’harmonie, la paix.

Ensuite seulement cherchez autour de vous des âmes qui vous ressemblent et passez à l’action”

Attribué à Platon par Philippe Somville

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Mais pour quoi faire ?

« Un riche homme d’affaires était en vacances en Inde. Un matin, sur la grève, il aperçut la barque d’un pêcheur qui rentrait.

– Oh là ! lui cria-t-il. La pêche a été bonne ?

Le pêcheur lui sourit et lui montra quelques poissons posés sur le sol de sa barque :

– Oui, c’est une bonne pêche.

– Il est encore tôt. Je suppose que tu y retournes.

– Y retourner ? demanda le pêcheur. Mais pour quoi faire ?

– Mais parce qu’ainsi tu en auras plus, répondit l’homme d’affaires, à qui cela semblait une évidence.

– Mais pour quoi faire ? Je n’en ai pas besoin !

– Ceux que tu as en plus, tu les vendras !

– Mais pour quoi faire ?

– Tu auras plus d’argent.

– Mais pour quoi faire ?

– Tu pourras changer ta vieille barque contre un joli petit bateau.

– Mais pour quoi faire ?

– Eh bien, avec ton petit bateau, tu pourras avoir plus de poissons.

– Mais pour quoi faire ?

– Eh bien, tu pourras prendre des ouvriers.

– Mais pour quoi faire ?

– Ils pêcheront pour toi.

– Mais pour quoi faire ?

– Tu deviendras riche.

– Mais pour quoi faire ?

– Tu pourras ainsi te reposer.

Le pêcheur le regarda alors avec un grand sourire :

– C’est justement ce que je vais faire tout de suite. »

(D’après un récit de l’abbé Pierre) – (Michel Piquemal)

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Is Buddhism a religion?

It is neither a religion in the sense in which that word is commonly understood, for it is not “a system of faith and worship owing any allegiance to a supernatural being.”

Buddhism does not demand blind faith from its adherents. Here mere belief is dethroned and is substituted by confidence based on knowledge, which, in Pali, is known as saddha. The confidence placed by a follower on the Buddha is like that of a sick person in a noted physician, or a student in his teacher. A Buddhist seeks refuge in the Buddha because it was he who discovered the path of deliverance.

A Buddhist does not seek refuge in the Buddha with the hope that he will be saved by his (i.e. the Buddha’s own) personal purification. The Buddha gives no such guarantee. It is not within the power of a Buddha to wash away the impurities of others. One could neither purify nor defile another. The Buddha, as teacher, instructs us, but we ourselves are directly responsible for our purification. Although a Buddhist seeks refuge in the Buddha, he does not make any self-surrender. Nor does a Buddhist sacrifice his freedom of thought by becoming a follower of the Buddha. He can exercise his own free will and develop his knowledge even to the extent of becoming a Buddha himself.

The starting point of Buddhism is reasoning or understanding, or, in the Pali words, samma-ditthi.

To the seekers of truth the Buddha says:

“Do not accept anything on (mere) hearsay — (i.e., thinking that thus have we heard it for a long time). Do not accept anything by mere tradition — (i.e., thinking that it has thus been handed down through many generations). Do not accept anything on account of mere rumors — (i.e., by believing what others say without any investigation). Do not accept anything just because it accords with your scriptures. Do not accept anything by mere suppositions. Do not accept anything by mere inference. Do not accept anything by merely considering the reasons. Do not accept anything merely because it agrees with your pre-conceived notions. Do not accept anything merely because it seems acceptable — (i.e., thinking that as the speaker seems to be a good person his words should be accepted). Do not accept anything thinking that the ascetic is respected by us (therefore it is right to accept his word).

“But when you know for yourselves — these things are immoral, these things are blameworthy, these things are censured by the wise, these things, when performed and undertaken conduce to ruin and sorrow — then indeed do you reject them.

“When you know for yourselves — these things are moral, these things are blameless, these things are praised by the wise, these things, when performed and undertaken, conduce to well-being and happiness — then do you live acting accordingly.”

These inspiring words of the Buddha still retain their original force and freshness.

Though there is no blind faith, one might argue whether there is no worshipping of images etc., in Buddhism.

Buddhists do not worship an image expecting worldly or spiritual favors, but pay their reverence to what it represents.
An understanding Buddhist, in offering flowers and incense to an image, designedly makes himself feel that he is in the presence of the living Buddha and thereby gains inspiration from his noble personality and breathes deep his boundless compassion. He tries to follow the Buddha’s noble example.

The Bo-tree is also a symbol of Enlightenment. These external objects of reverence are not absolutely necessary, but they are useful as they tend to concentrate one’s attention. An intellectual person could dispense with them as he could easily focus his attention and visualize the Buddha. For our own good, and out of gratitude, we pay such external respect but what the Buddha expects from his disciple is not so much obeisance as the actual observance of his Teachings. The Buddha says — “He honors me best who practices my teaching best.” “He who sees the Dhamma sees me.”

With regard to images, however, Count Kevserling remarks — “I see nothing more grand in this world than the image of the Buddha. It is an absolutely perfect embodiment of spirituality in the visible domain.”

Furthermore, it must be mentioned that there are no petitional or intercessory prayers in Buddhism. However much we may pray to the Buddha we cannot be saved. The Buddha does not grant favors to those who pray to him. Instead of petitional prayers there is meditation that leads to self-control, purification and enlightenment. Meditation is neither a silent reverie nor keeping the mind blank. It is an active striving. It serves as a tonic both to the heart and the mind. The Buddha not only speaks of the futility of offering prayers but also disparages a slave mentality. A Buddhist should not pray to be saved, but should rely on himself and win his freedom.

In Buddhism there is not, as in most other religions, an Almighty God to be obeyed and feared. The Buddha does not believe in a cosmic potentate, omniscient and omnipresent. In Buddhism there are no divine revelations or divine messengers. A Buddhist is, therefore, not subservient to any higher supernatural power which controls his destinies and which arbitrarily rewards and punishes. Since Buddhists do not believe in revelations of a divine being Buddhism does not claim the monopoly of truth and does not condemn any other religion. But Buddhism recognizes the infinite latent possibilities of man and teaches that man can gain deliverance from suffering by his own efforts independent of divine help or mediating priests.

Buddhism cannot, therefore, strictly be called a religion because it is neither a system of faith and worship, nor “the outward act or form by which men indicate their recognition of the existence of a God or gods having power over their own destiny to whom obedience, service, and honor are due.”

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Sagesse à la Kersauzon

« Le jour où je vais disparaître, j’aurai été poli avec la vie car je l’aurai bien aimée et beaucoup respectée.

Je n’ai jamais considéré comme chose négligeable l’odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis. Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà.

Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés.

Le passé c’est bien, mais l’exaltation du présent, c’est une façon de se tenir, un devoir. Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l’on voudrait avoir, on ne s’émerveille plus de ce que l’on a. On se plaint de ce que l’on voudrait avoir. Drôle de mentalité!

Se contenter, ce n’est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l’on a, c’est un savoir vivre. »


Olivier de Kersauson

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Lâcher prise ?

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