Le principe du vide… (d’après Joseph Newton)

Avez-vous l’habitude de conserver des objets inutiles,
en pensant qu’un jour, qui sait quand, vous pourriez en avoir besoin ?

Avez-vous l’habitude d’accumuler de l’argent et de ne pas le dépenser
parce que vous pensez que vous pourriez en manquer dans l’avenir?
Avez-vous l’habitude de mettre en réserve des vêtements, des chaussures, des meubles,
des ustensiles et autres fournitures domestiques que vous n’avez pas utilisés depuis quelque temps déjà?

Et en vous?
Avez-vous l’habitude de garder des reproches, du ressentiment, de la tristesse, des peurs et plus encore?

Ne le faites pas !
Vous allez à l’encontre de votre prospérité!
Il est nécessaire de faire de la place, de laisser un espace vide
pour permettre à de nouvelles choses d’arriver dans votre vie.
Il est nécessaire de vous débarrasser de toutes les choses inutiles
qui sont en vous et dans votre vie afin que vienne la prospérité.

La force de ce vide est une force qui va absorber et attirer tout ce que vous souhaitez.
Tant que vous retenez matériellement ou émotionnellement des sentiments anciens et inutiles,
vous n’aurez pas de place pour de nouvelles opportunités.
Les biens doivent circuler.

Nettoyez vos tiroirs, les armoires, les ateliers, le garage….
Donnez ce que vous n’utilisez plus…

L’attitude qui consiste à garder un amas de trucs inutiles enchaîne votre vie en bas.
Ce ne sont pas les objets que vous gardez qui font stagner votre vie…
mais plutôt l’attitude de garder…

Quand nous gardons en réserve, nous envisageons la possibilité du manque, de la pénurie..
Nous croyons que cela pourrait manquer demain
et que nous ne serons pas capables de satisfaire ces besoins.

Avec cette idée, vous envoyez à votre cerveau et à votre vie deux messages :
Que vous ne faites pas confiance à l’avenir
et que vous pensez que ce qui est nouveau et ce qui est meilleur ne sont pas pour vous.

Pour cette raison, vous vous réconfortez en conservant de vieux trucs inutiles.

Débarrassez-vous de ce qui a perdu ses couleurs et son éclat …
Laissez entrer chez vous et en vous-mêmes ce qui est nouveau.

 

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Quand il faut tourner une page…

“Il est tellement important de laisser certaines choses disparaître. 
De s’en défaire, de s’en libérer. 
 
Il faut comprendre que personne ne joue avec des cartes truquées.
Parfois on gagne, parfois on perd. 
 
N’attendez pas que l’on vous rende quelque chose,
n’attendez pas que l’on comprenne votre amour.
 
Vous devez clore des cycles, non par fierté, par orgueil ou par incapacité,
mais simplement parce que ce qui précède n’a plus sa place dans votre vie.
 
Faites le ménage, secouez la poussière, fermez la porte, changez de disque.
 
Cessez d’être ce que vous étiez et devenez ce que vous êtes.”
Paulo COELHO – “Le Zahir”
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Continuer à espérer…

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin
Et part vers l’océan.
Il est la beauté,
Il est la vie.
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
Quelqu’un à côté de moi dit :
«Il est parti »
Parti vers où,
Parti de mon regard, c’est tout.
Son mât est toujours aussi haut.
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
Pas en lui.
Et juste au moment où quelqu’un auprès de moi dit :
« il est parti »
Il y en a d’autres qui le voyant pointer à l’horizon
Et venir vers eux, s’exclament avec joie :
« le voilà ».

William Blake

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François d’Assise et le GPS spirituel…


Quelques mots de François d’Assise

Mon Dieu, je t’ai dit toutes les peines de ma vie,
tu sais combien de larmes j’ai versées.

Mes ennemis s’acharnent à me perdre,
contre moi ils assemblent leur conseil.

A mes bienfaits ils ne répondent que par le mal,
à mon amour que par la haine.

Je suis en butte à l’indifférence et aux sarcasmes,
mais je reste fidèle à la prière.

Père saint, roi du ciel et de la terre,
ne t’éloigne pas de moi,
car l’épreuve m’accable et personne pour me secourir!

Mais l’ennemi reculera quand je t’invoquerai,
car, je le sais, tu es mon Dieu.

Mes ennemis ont déserté mon foyer,
mes plus proches fuient le seuil de ma maison.

Mes amis se détournent de moi,
je suis trahi sans pouvoir me disculper.

Père saint, n’éloigne pas de moi ton aide,
ô mon Dieu, viens à mon secours!
Accours vite à mon aide, Seigneur, ô Dieu mon Sauveur!

Quand tout va mal ou presque, il y a peut-être une petite lueur qui brille quelque part dans les ténèbres. Le tout est d’arriver à la trouver, à ne plus la perdre des yeux et à la suivre pour trouver la sortie du labyrinthe dans lequel on erre…

Un GPS spirituel, en quelque sorte…

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Les quatre accords Toltèques

Les Toltèques (provient du nahuatl et désigne « maîtres bâtisseurs ») étaient un peuple qui vécut surtout entre 1000 et 1300 après JC autour de leur capitale Tula près de Teotihuacán au Mexique. Les Aztèques se voudront leurs successeurs.

Ils étaient établis sur le plateau central (dans la zone que recouvrent aujourd’hui les États mexicains de Tlaxcala, Hidalgo, México, Morelos et Puebla). Leur capitale, Tula, est conquise par les Chichimèques en 1168.

Les céramiques de Mayapán et Matlazinca utilisent encore la symbolique toltèque. Elles ont été retrouvées dans des endroits éloignés de leur territoire comme au Costa Rica.

Dans les légendes nahuatl, les Toltèques sont censés être à l’origine de toute civilisation (c’est pourquoi on les nomme artistes ou maîtres bâtisseurs). Les Aztèques, pour affirmer leur supériorité, se sont donc prétendus leurs descendants.

Pour les toltèques le terme de « guerrier » désigne l’attitude à adopter vis à vis de soi même, une discipline de vie et une éthique personnelle. La guerre est celle que nous avons à mener vis à vis de nous même pour abandonner nos limitations et progresser vers la réalisation pleine et entière de soi.

Le seul ennemi est nous même. C’est une lutte intérieure contre notre propre suffisance.

L’attitude du guerrier est faite de pondération et de fluidité. Elle consiste à ne rien attendre, à quitter le monde du désir pour celui de l’action : « Un guerrier sait qu’il attend, et pourquoi il attend. Il ne désire rien, donc la plus petite chose est plus qu’il n’en peut prendre. »

« L’astuce réside dans ce sur quoi on insiste : soit nous nous rendons misérables, soit nous nous rendons forts. L’effort à fournir est le même ».

Développés par Don Ruiz, les 4 accords Toltèques sont un principe de vie d’une facilité déconcertante mais tellement difficile à appliquer. Plus on y porte attention, plus notre attention se concentre sur l’instant… Et l’instant s’affine de plus en plus ce qui rend son application toujours plus importante!

Un principe de vie magnifique qui éloigne toutes les mauvaises ondes!

Les quatre accords toltèques

QUE VOTRE PAROLE SOIT IMPECCABLE

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

NE RÉAGISSEZ A RIEN DE FAÇON PERSONNELLE

Ce que les autres disent et font provient de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous prenez conscience de cela, vous n’êtes plus victime de peines inutiles.

NE FAITES AUCUNE SUPPOSITION

Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

FAITES TOUJOURS DE VOTRE MIEUX

Votre mieux change d’instant en instant, quelle que soient les circonstances, Le mieux d’aujourd’hui n’est pas le mieux de demain, c’est une conséquence du changement. faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.

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Pablo Neruda et “les textes gravés sur les six piliers de la maison”

1
Je demande le silence

Maintenant qu’on me laisse tranquille
Qu’on s’habitue à mon absence

Je vais fermer les yeux

Je ne veux que cinq choses
Cinq racines préférées

L’une est l’amour sans fin

2
La seconde est de voir l’automne
Je ne puis vivre sans que les feuilles
Volent et retournent à la terre

La troisième est l’hiver grave
La pluie que j’aime, la caresse
Du feu dans le froid sylvestre

En quatrième lieu l’été
Rond comme une pastèque

3
La cinquième ce sont tes yeux

Mathilde mienne, Ma bien aimée,
Je ne veux pas dormir sans tes yeux
Je ne veux pas vivre hors de ton regard
Je vais refaire le printemps
Pour que tu puisses encore me voir

Amis voici ce que je veux
C’est presque rien et quasiment tout

Maintenant si vous le voulez partez

4
J’ai tant vécu qu’un jour
Vous devrez m’oublier
M’effacer de l’ardoise
Mon coeur fut interminable

Pourquoi réclamer le silence
Vous ne me croyez pas mortel
Le contraire va se produire
Voici que je vais vivre

Voici que je suis et continue

5
Je n’existerai plus mais au dedans
De moi pousseront les céréales
D’abord les grains qui rompent
La terre pour voir la lumière
Mais la terre maternelle est obscure
Et au fond de moi je suis obscur
Je suis comme un puits, et dans mes eaux
La nuit abandonne ses étoiles
Pour vaquer seule à travers la campagne

6
J’ai tant vécu, c’est la question
Que je voudrais vivre à nouveau

Je ne me suis jamais senti aussi sonore
Je n’ai jamais eu autant de baisers à offrir

Maintenant comme toujours il est tôt
La lumière vole avec ses abeilles

Laissez moi seul avec le jour
Je demande la permission de naître

 

d’après Pablo Neruda

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Morceaux choisis de “L’Alchimiste”, de Paulo Coelho

Le langage du monde

Tout est une seule et unique chose. Toutes les choses sont la manifestation d’une seule chose.

Le langage du monde s’écrit par chances et coïncidences. Dans la vie,  tout est signe. A travers les signes, l’homme peut comprendre le langage du monde.

La légende personnelle

C’est ce que tu as toujours souhaité faire. Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle  est sa Légende Personnelle.

Accomplir sa légende personnelle est la seule et unique obligation des hommes.

Vas jusqu’au bout de ta légende personnelle. Regarde toutes les merveilles de ce monde, mais n’oublie pas la raison de ta vie  : la légende personnelle.

Souviens-toi de toujours savoir ce que tu veux. Ton trésor doit absolument être trouvé pour que tout ce que tu as découvert en chemin puisse avoir un sens.

Sois attentif aux signes. N’oublie pas que tout n’est qu’une seule chose. N’oublie pas le langage des signes. Et surtout, n’oublie pas d’aller jusqu’au bout de ton destin.

Le cœur avertit toujours lorsque l’on s’éloigne de son rêve, du chemin qui nous est tracé.

Malheureusement peu d’hommes poursuivent le chemin qui leur est tracé et qui est le chemin de la légende personnelle et de la félicite.  Celui qui vit sa légende connaît ses besoins.  Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible: c’est la peur d’échouer.

Le principe favorable

Quand la chance est de notre côté, il faut en profiter et tout faire pour l’aider de la même façon qu’elle nous aide.

Ne t’abandonne pas au désespoir. Souviens-toi d’un vieux proverbe qui dit que l’heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil.

Une quête commence toujours par la Chance du Débutant et s’achève toujours par l’Épreuve du Conquérant.

Lorsque nous cherchons à être meilleurs que nous le sommes, tout devient meilleur aussi autour de nous. C’est la qu’intervient la force de l’amour. Quand nous aimons, nous voulons être toujours meilleurs que nous ne sommes.

Jamais l’amour ne peut éloigner un homme de sa légende personnelle.

Lorsque tu veux vraiment une chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir : c’est toujours une force positive.

Le cœur

Les cœurs des hommes ont peur, les cœurs sont ainsi: ils ont peur de réaliser leurs plus grands rêves parce qu’ils croient ne pas pouvoir y parvenir.

Nous mourons de peur à la seule pensée  d’amours enfuis, d’instants qui auraient pu être merveilleux,  de trésors introuvables. Il est normal d’avoir peur d’échanger contre un rêve tout ce qu’on a déjà obtenu.

Il faut écouter son cœur,  car on n’arrivera jamais à le faire se taire.  Personne ne peut fuir son cœur.  C’est pour cela qu’il faut écouter ce qu’il dit,  pour que rien n’arrive à te frapper d’un coup que tu n’attendais pas.  Et même si tu feins de ne pas entendre ce qu’il dit,  il sera là, dans ta poitrine, il ne cessera pas de répéter ce qu’il pense de la vie…

Le cœur craint de souffrir et cette crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. Aucun cœur n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves, parce que chaque quête est un instant d’Éternité.

Ecoute ton cœur. Il connaît toutes les choses parce qu’il vient de l’âme du monde et qu’un jour il y retournera.

Chaque homme a un trésor qui l’attend. Ton cœur est capable de te montrer ton trésor. Là ou sera ton cœur, là sera ton trésor.

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L’écho de la vérité

Avant que le monde ne se vide de ses dieux,
il existait dans une lointaine contrée, une montagne sacrée
dont l’écho rendait le son de la vérité.
Il suffisait de se dresser face à elle
et de confier aux vents violents
les secrets de son coeur ou de lancer les énigmes les plus impénétrables
dont les réponses revenaient bientôt
s’élevant de la masse pierreuse en un écho assourdissant.
Ce jour là, 3 hommes de religions différentes
décidèrent de se rendre au pied de la montagne sacrée.
Une querelle d’importance les opposait depuis bien longtemps:
quel Dieu est le bon?
Quel Dieu doit-on craindre?
Quels textes religieux faut-il vénérer?

Pour convaincre ses deux interlocuteurs sceptiques,
que seul son Dieu mérite d’être révéré, le Chrétien
se dresse fièrement au bord du précipice et crie:

« Montagne sacrée, fais que ton écho me donne raison!
N’est-il pas écrit dans la Bible qu’Il est notre seul seigneur? »

Au bout d’une minute, les vents se font plus
violents et l’écho gronde une réponse:
« Tu dis vrai, Chrétien, il n’y a qu’un seul Dieu.
C’est celui que tu vénères ».

Satisfait, le Chrétien se tourne vers les deux autres:
« Ne vous l’avais-je pas dit? »

« Impossible ! Rétorque son compagnon juif,
c’est la Tora qui renferme la vérité. »

A son tour il s’avance au bord du gouffre et lance :

« Écho, pourquoi ne leur dis-tu pas que c’est moi
qui suis le vrai croyant ici ? La Tora dit
« Écoute Israël, l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est un » ?

Et l’Echo répond:
« C’est vrai. Dieu est unique
et c’est lui que tu adores ».

» Fils de mécréants s’insurge soudain le frère musulman,
c’est mon écho qui aura le dernier mot. »

Il gonfle sa poitrine et hurle:
« Echo, je te somme de dire la vérité.
N’est-ce pas moi qui suis dans le vrai
et mes frères dans le péché car le Coran dit :
« Il n’y a pas de dieu en dehors de Dieu »!

Pour la troisième fois, l’écho rendit le son du vrai:
« Précisément, il n’y a pas d’autre Dieu que celui que tu viens de citer ».

Mais les 3 hommes restèrent muet
Comment l’Echo- qui dit toujours la vérité –
pouvait-il assurer que leur dieu respectif était le seul vrai Dieu ?
Pas question de repartir sans exiger une dernière explication.

L’un d’eux alors se risqua et invoqua l’Echo en ces termes:
« Tu ne peux nous tromper ainsi, Echo.
Il faut, pour que nos coeurs soient apaisés,
que la vérité se fasse « .

Pour la dernière fois, la montagne résonna
et l’Echo,porté par les vents assourdissants vint frapper les 3 paires d’oreilles :

« Hommes!
Quand comprendrez-vous
que vous adorez le même Dieu depuis le début des temps
et qu’il ne prend la parole que pour vous dire à tous la même chose
Vous êtes comme le sourd qui accuse celui
qui parle de ne pas le faire assez fort… »

« Quiconque honore sa religion et condamne les autres
nuit gravement à sa propre religion ».

Source: Shafique Keshavjee

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Le vieil homme et les jeunes voyageurs…

Il était une fois, un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen Orient. Un jeune homme s’approcha et lui demanda
« Je ne suis jamais venu ici, comment sont les gens qui vivent dans une ville ? »
Le vieil homme lui répondit par une question :
« Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? »
« Égoïstes et méchants… C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir » dit le jeune homme.
Sur quoi, le vieillard répondit : « Tu trouveras les mêmes gens ici ».
Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question.
« Je viens d’arriver dans la région, comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? »
« Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? »
« Ils étaient bons et accueillants, honnêtes, j’y avais de bons amis, j’ai eu beaucoup de mal à la quitter », répondit le jeune homme.
« Tu trouveras les mêmes ici » répondit le vieil homme.
Un marchand qui faisait boire ses chameaux à côté avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme s’éloigna, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche : « Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ? »
« Mon cher monsieur, dit le vieil homme, celui qui ouvre son cœur change aussi son regard sur les autres. Chacun porte son univers dans son cœur ».

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les Vers d’or de Pythagore…

« Je vais parler au sage : éloignez les profanes »

 “Honore en premier lieu les Dieux immortels dans l’ordre qui leur fut assigné par la Loi. Respecte le Serment. Honore ensuite les Héros glorifiés. Vénère aussi les Génies terrestres, en accomplissant tout ce qui est conforme aux lois. Honore aussi et ton père et ta mère et tes proches parents. Entre les autres hommes, fais ton ami de celui qui excelle en vertu. Cède toujours aux paroles de douceur et aux activités salutaires.  N’en viens jamais, pour une faute légère, à haïr ton ami, quand tu le peux : car le possible habite près du nécessaire. Sache que ces choses sont ainsi, et accoutume-toi à dominer celles-ci la gourmandise d’abord, le sommeil, la luxure et l’empor-tement. Ne commets jamais aucune action dont tu puisses avoir honte, ni avec un autre, ni en ton particulier. Et, plus que tout, respecte toi toi–même. Pratique ensuite la justice en actes et en paroles. Ne t’accoutume point à te comporter dans la moindre des choses sans réfléchir. Mais souviens-toi que tous les hommes sont destinés à mourir, et parviens à savoir tant acquérir que perdre les biens de la fortune.

À l’égard de tous les maux qu’ont à subir les hommes de par le fait des arrêts augustes du Destin, accepte-les comme le sort que tu as mérité ; supporte-les avec douceur et ne t’en fâche point. Il te convient d’y remédier, dans la mesure que tu peux. Mais pense bien à ceci: que la Destinée épargne aux gens de bien la plupart de ces maux. Beaucoup de discours, lâches ou généreux, tombent devant les hommes ; ne les accueille pas avec admiration, ne te permets pas de t’en écarter. Mais si tu vois qu’on dit quelque chose de faux, supporte-le avec patience et douceur. Quant à ce que je vais te dire, observe-le en toute circonstance.

« Que jamais personne, ni par ses paroles ni par ses actions, ne puisse jamais t’induire à proférer ou à faire ce qui pour toi ne serait pas utile. Réfléchis avant d’agir, afin de ne point faire des choses insensées, car c’est le propre d’un être malheureux de proférer ou de faire des choses insensées, Ne fais donc jamais rien dont tu puisses avoir à t’affliger dans la suite. N’entreprends jamais ce que tu ne connais pas ; mais apprends tout ce qu’il faut que tu saches, et tu passeras la vie la plus heureuse. Il ne faut pas négliger la santé de ton corps, mais avec mesure lui accorder le boire, le manger, l’exercice, et j’appelle mesure ce qui Jamais ne saurait t’incommoder. Habitue-toi à une existence propre, simple ; et garde-toi de faire tout ce qui attire l’envie. Ne fais pas de dépenses inutiles, comme ceux qui ignorent en quoi consiste le beau. Ne sois pas avare non plus : la juste mesure est excellente en tout. Ne prends jamais à tâche ce qui pourrait te nuire, et réfléchis avant d’agir. Ne permets pas que le doux sommeil se glisse sous tes yeux, avant d’avoir examiné chacune des actions de la journée.

En quoi ai-je fauté ? Qu’ai-je fait ? Qu’ai-je omis de ce qu’il me fallait faire ? Commence par la première à toutes les parcourir. Et ensuite, si tu trouves que tu as commis des fautes, gourmande-toi mais, si tu as bien agi, réjouis-toi. Travaille à mettre ces préceptes en pratique, médite-les ; il faut que tu les aimes, et ils te mettront sur les traces de la vertu divine, j’en jure par celui qui transmit à notre âme le sacré Quaternaire, source de la Nature dont le cours est éternel. Mais ne commence pas à prendre à tâche une oeuvre sans demander aux Dieux de la parachever. Quand tous ces préceptes te seront familiers, tu connaîtras la constitution des Dieux immortels et des hommes mortels, tu sauras jusqu’à quel point les choses se séparent, et jusqu’à quel point elles se rassemblent. Tu connaîtras aussi, dans la mesure de la Justice, que la Nature est en tout semblable à elle-même, de sorte que tu n’espéreras point l’ inespérable, et que plus rien ne te sera caché.

Tu sauras encore que les hommes choisissent eux mêmes et librement leurs maux, misérables qu’ils sont ; ils ne savent ni voir ni entendre les biens qui sont près d’eux. Peu nombreux sont ceux qui ont appris à se libérer de leurs maux. Tel est le sort qui trouble les esprits des mortels. Comme des cylindres, ils roulent çà et là, accablés de maux infinis. Innée en eux, en effet, l’affligeante Discorde les accompagne et leur nuit sans qu’ils s’en aperçoivent ; il ne faut point la provoquer, mais la fuir en cédant. 0 Zeus, notre père, tu délivrerais tous les hommes des maux nombreux qui les accablent, si tu montrais à tous de quel Génie ils se servent Mais toi, prends courage, puisque tu sais que la race des hommes est divine, et que la Nature sacrée leur révèle ouvertement toutes choses. Si elle te les découvre, tu viendras à bout de tout ce que je t’ai prescrit ; ayant guéri ton âme, tu la délivreras de ces maux. Mais abstiens-toi des aliments dont nous avons parlé, en appliquant ton jugement à tout ce qui peut servir à purifier et à libérer ton âme. Réfléchis sur chaque chose, en prenant pour cocher l’excellente Intelligence d’en haut. Et si tu parviens, après avoir abandonné ton corps, dans le libre éther, tu seras dieu immortel, incorruptible, et à jamais affranchi de la mort.”

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